vendredi 24 juin 2016

Revue de presse: Conséquences du Brexit sur le milieu vinicole






Photo © Decanter



Les résultats du Brexit sont à peine sortis que les conséquences se faisaient déjà sentir un peu partout sur la planète. Voici un bref survol des réflexions à ce sujet.

La Dépêche se montre déjà alarmiste en prévoyant une dévaluation de la livre sterling avec, de fait, une hausse attendue des prix du vin exporté (de l'ordre de 30 %), qui se répercutera forcément sur le niveau de consommation des ménages anglai. À titre d'exemple, le Calais est une destination fort populaire auprès des Britanniques. Le Nord Littoral rapporte qu'en cas de retrait du Royaume-Uni de l’UE, les Britanniques venant en France pour y faire leurs courses ne pourraient plus remporter que quatre litres de vin par personne au retour, et 16 litres de bière, selon la loi britannique. D'autant plus que la France misait sur son partenaire britannique pour leur politique commerciale.

Decanter indique qu'un résultat favorable au départ du Royaume-Uni de l'Union européenne signifierait une fin soudaine pour le Bordeaux 2015. France Tv Info rapporte que l'ensemble de la filière viticole de Bourgogne pourrait souffrir de la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, à cause de la hausse de la livre sterling. En effet, un vin vendu aux alentours de 7 euros la bouteille en Angleterre pourrait se vendre 10 à 11 euros, immédiatement à la suite de la décision.Cependant les acheteurs américains pourraient y voir de belles opportunités. Decanter rapporte une rafale de commerce de vin durant la nuit alors que les votes étaient comptés, provenant essentiellement de Hong Kong et des États-Unis.


La version britannique du Huffington Post  rapporte que la faiblesse du Sterling serait douloureuse pour les détenteurs de portefolios. Cependant, les investisseurs y gagneraient. Le site Rattle abonde dans le même sens et considère que les investisseurs doivent agir rapidement.


Le site Jancis Robinson mentionne que les vins provenant de l'Union européenne étant devenus trop dispendieux, les consommateurs se tourneront vers d'autres alternatives. Les exportateurs étrangers pourraient y voir une belle opportunité. Independant abonde également dans le même sens. Wine Australia apporte cependant des nuances.

Le Portugal est également inquiet face à ce partenaire qui représente à lui seul, plus d'un million de bouteilles exportées entre janvier et avril 2016. EuroNews rapporte que le Portugal considère  l'industrie mal préparée à cette éventualité.

La Revue du Vin de France ainsi que La Tribune  soulignent l'inquiétude de l'Italie concernant les exportations du Prosecco la Grande-Bretagne étant devenue en 2016 leur premier marché en terme d'exportations.

Bref, une concurrence des prix est à prévoir, comme le rapporte Terre de Vins.


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